Être au son| Résonances art-science
Le sixième axe de résonance
Dans le cadre du projet Résonances art-science, après Être au cosmos, Être au virtuel, Être à la nature, Être au corps et Être au souffle, ce sixième axe de résonance explore les multiples dimensions du son à travers une collaboration avec le Laboratoire de Physique des Solides (LPS), le Laboratoire Interdisciplinaire des Sciences du Numérique (LISN), le Département de Musique et Arts du spectacle de l'Université d'Évry et le Conservatoire à Rayonnement Département Paris-Saclay.
Sur chaque axe de résonance, nous imaginons :
- des expositions dans les laboratoires impliqués et chez les partenaires culturels et scientifiques ;
- des café art-sciences à la rencontre du personnel des différents laboratoires
- des journées de couplage (présentation des projets art-science, ateliers, tables rondes, débats), favorisant échanges et collaborations à la fois à l’Université Paris-Saclay sous une forme académique et chez les partenaires sous une forme grand public.
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Être au son
L’axe de résonance Être au son se déploie d’octobre 2026 à décembre 2026.
À partir de l’automne 2026, les laboratoires accueillent en leur sein, sur plusieurs mois et en accès libre, des œuvres et des travaux art-science afin de susciter la curiosité, de favoriser les échanges, de stimuler les interactions et d'encourager tout le monde à participer aux événements associés. En effet, plusieurs journées de couplage art-science ouvertes à la communauté de l'Université Paris-Saclay, au personnel des laboratoires impliqués et au grand public sont organisées autour de ces expositions.
- 3 novembre 2026 : café art-science avec Olivain Porry et Philippe Boula de Mareuil et le personnel du LISN
- 4 novembre 2026 : café art-science avec Christian Delécluse, Olivain Porry, Wanxin Hu, le personnel et les étudiants de l'Université d'Évry
- 5 novembre 2026 : performance musicale de Filippo Fabbri, Javier Muñoz Bravo, Anthony Girod-David et Léna François-Poulet au Conservatoire Départemantal d'Orsay
- 19 novembre 2025 : café art-science avec les artistes, les scientifiques et le personnel du LPS
- 1er décembre 2026 : journée de couplage art-science au LISN et LPS
- 11 décembre 2026 : café art-science avec Pierre Couprie, Léa Dedola, Paul Rêve et le personnel du LISN
Être au son| LPS
Dans le cadre de l'axe de résonance Être au son, LPS participe avec l'exposition de :
Écouter la terre
[Conception] Karine Bonneval, plasticienne, Fanny Rybak, bioacousticienne (NeuroPSI)
[Réalisation] : céramiques réalisées avec le soutien technique de Charlotte Poulsen

Le sol sur lequel nous marchons est un monde en soi, complexe et vivant Le vivant est en mouvement il est bruyant. Peut-on écouter la terre, quels sons pourraient faire la terre ? Milieu originel de l’émergence de la vie terrestre, c’est un alliage complexe d’être vivants, de nutriments, de minéraux en constantes interactions.
Nous nous tenons debout sur un univers complet.
Prenons le temps d’écouter le monde des sols vivants.
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TONNERRE
[Conception] Milène Guermont

Touchez-ce “mini wall” intitulé TONNERRE et il émettra des sons du ciel et de l’espace en fonction de votre champ magnétique.
Les musées indiquent invariablement : « Ne pas toucher ». L'artiste française Milène Guermont, au contraire déclame : « Touchez s'il-vous-plaît ».
Elle offre à la main curieuse une expérience directe de la passion qu'elle met dans chacune de ses œuvres.
La double expérience de Milène Guermont en ingénierie et en Beaux-Arts constitue une plateforme idéale pour le développement de concepts et de matériaux innovants. Ses œuvres en Béton Polysensoriel par exemple sont conçues pour être interactives. Les sculptures en Béton Cratères se caractérisent par un relief de surface spectaculaire, créé lorsque l'artiste manipule la matière au moment de la cristallisation. Enfin, son procédé de Gravures Colorées permet d'écrire de manière permanente sur le béton.
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Être au son| LISN
Dans le cadre de l'axe de résonance Être au son, le LISN participe avec l'exposition de :
SENTO n°1
[Conception] Studio Paul & Léa
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Sento n°1 est une sculpture interactive en PETG imaginée par le studio Paul & Léa (Lyon). Née d'une réflexion sur les intimités numériques, l'œuvre interroge le consentement : à travers le toucher, elle entraîne la sensibilité du public à percevoir, donner et respecter les signes, même ténus, qui font qu'une rencontre reste désirée par toutes les parties.
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De proche en proche
[Conception]
Compagnie 20.8 |
Nathanaëlle Raboisson, Paolo Castrini et Pierre Couprie

Une musique se construit dans l’instant, à travers les gestes et l’écoute de trois artistes. Les sons se rencontrent, se prolongent ou bifurquent, chaque proposition peut ouvrir une direction nouvelle. Cette vidéo invite à entrer dans le temps de l’improvisation et à suivre une forme musicale qui s’invente collectivement. Filmée à la Scène de recherche ENS Paris-Saclay, la performance réunit Nathanaëlle Raboisson, Paolo Castrini et Pierre Couprie, membres de la compagnie 20.8. Leur pratique engage une attention constante aux matières sonores, aux silences et aux initiatives des autres. Jouer consiste aussi à attendre, à accueillir un événement imprévu, à laisser une présence sonore se déployer.
Être au son| Conservatoire à Rayonnement Département Paris-Saclay
Dans le cadre de l'axe Être au son, Filippo Fabbri, Javier Muñoz Bravo, Anthony Girod-David et Léna François-Poulet sont accueillis en résidence au Conservatoire à Rayonnement Département Paris-Saclay pour travailler sur Espacios Duales.
Espacios Duales explore la coexistence de plusieurs espaces au sein d’une même expérience d’écoute. L’espace physique des corps et des instruments rencontre celui des sons projetés ; les présences visibles se prolongent dans des géographies qui échappent au regard. Entre onde et particule, son et lumière, clair et obscur, bruit blanc et silence, humain et machine, virtuel et réel, la pièce interroge les relations qui rendent ces réalités à la fois distinctes et inséparables.
La résidence se conclut par une performance de restitution au Conservatoire à Rayonnement Département Paris-Saclay ouverte au public, le 5 novembre 2026 à 18h et à 20h.
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Journée de couplage art-science
Jeudi 1er décembre 2026 de 9h30 à 19h- Gratuit
LISN - Laboratoire Interdisciplinaire des Sciences du Numérique - Campus Universitaire bâtiment 507, Rue du Belvédère, 91400 Orsay | 9h30-13h
LPS - Laboratoire de Physique des Solides - 510 Rue André Rivière, 91400 Orsay | 13h-19h
La journée de couplage art-science d’Être au son est conçue pour favoriser des résonances entre scientifiques, artistes et institutions à la fois culturelles et scientifiques. Le programme de cette événement est particulièrement riche.
L'objectif de la journée est de :
Présenter des travaux en cours et des œuvres art-science liées à la nature
Stimuler un débat autour de la recherche art-science à travers des conférences, des ateliers et des discussions
Explorer de nouvelles approches interdisciplinaires
Ces rencontres sont l’occasion de croiser les regards, d’expérimenter et de créer ensemble de nouveaux ponts entre l’art et la science, en mettant en lumière la diversité des approches et des contributions.
Programme de la journée - TBD
Les intervenants de la journée du couplage du 1er décembre
Christian Delécluse
Christian Delécluse conçoit la création artistique comme une praxis intégrant sensibilité et raison, dépassant ainsi le dualisme traditionnel. Passionné par la coévolution entre l'humain et ses outils, il invente des « machines sensibles » qui renvoient le spectateur à sa propre subjectivité et invitent à transformer nos représentations du monde. Son approche, à la fois politique et subversive, cherche à dépasser les frontières de la pensée en créant un synchronisme inédit entre art, science et sacré. À travers des œuvres comme « Hic Sunt Dracones », il explore la tension entre gravité et liberté, offrant des expériences multisensorielles qui réinterrogent nos rapports à la nature et aux structures de domination.

Karine Bonneval
La pratique transdisciplinaire de Karine Bonneval propose des écologies alternatives pour respirer, bouger, écouter avec le monde végétal et ses milieux de vie. En convoquant la culture populaire et scientifique, elle invite les humains au « phytomorphisme », pour vivre un temps partagé avec les plantes, en dialogue avec l’air, le sol, la gravité. Ses installations praticables inventent de nouveaux usages, des familiarités élargies avec les vivants. Ses projets se développent de manière rhizomatique en impliquant des actrices et acteurs issus de disciplines variées : sciences, philosophie, performance, culture maraîchère ou gastronomie. Avec le scientifique Eric Badel (INRAe PIAF) et le Studio Décalé, elle a remporté la bourse de la Fondation Carasso « Composer les savoirs » en 2019. Elle est lauréate de la résidence de la Fondation Grantham au Canada en 2023 et de la villa Saïgon en 2025. Elle a récemment exposé au domaine de Chamarande et de Chaumont sur Loire.
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Nathanaëlle Raboisson
Nathanaëlle Raboisson est interprète de musiques électroacoustiques, acousmatiques et improvisées. Depuis plus de vingt ans, elle développe une pratique du concert sur orchestres de haut-parleurs, notamment avec la compagnie Motus et le festival Futura. Elle a interprété plus de mille œuvres et transmet son expérience de la spatialisation sonore lors de masterclasses en France et à l’étranger.

Paolo Castrini
Paolo Castrini est compositeur et interprète de musiques acousmatiques, improvisées et électroniques. Formé au piano classique, il explore les synthétiseurs analogiques et modulaires avant de se tourner vers la musique concrète. Membre d’Audior et du collectif Acousmaki, il collabore avec la compagnie Motus et pratique l’improvisation en trio avec Nathanaëlle Raboisson et Pierre Couprie.

Pierre Couprie
Pierre Couprie est musicien improvisateur, développeur de logiciels et professeur de musicologie à l’Université Évry Paris-Saclay. Ses recherches portent sur l’improvisation électroacoustique, les gestes des musiciens et les nouvelles lutheries. Il conçoit ses propres outils de jeu et se produit depuis la fin des années 1990 dans plusieurs ensembles, explorant les relations entre geste instrumental, invention sonore et écoute collective.

Milène Guermont
L’artiste-ingénieure Milène Guermont repousse les limites de l’art. Ses œuvres en Béton Polysensoriel réagissent en fonction du champ magnétique de celui qui le touche.
BALANCE scintille au Père Lachaise, PHARES s’illumine sur la place de la Concorde, la Tour Eiffel s’éclairant à l’unisson.
120 talents se surpassent pour l’œuvre d’art total habitable MAISON GUERMONT où tout est dessiné jusqu’à l’air que l’on y respire.
Récentes distinctions : 100 Femmes de Culture, médaille Jusserand à San Francisco, Femme Forbes, Chevalier de l'Ordre national du Mérite (élévation par la Ministre de l’écologie avec un deuxième discours de la Présidente du J. Paul Getty Trust).
Derniers solo-shows : Fondation Louis Vuitton, Grand Palais Immersif, Liberty State Park (dialogue avec la Statue de la Liberté).

Ikse Maître
Ikse|Xavier Maître est physicien et chercheur au CNRS au Laboratoire d'Imagerie Biomédicale Multimodale de Paris-Saclay (BioMaps, CEA, CNRS, Inserm, Université Paris-Saclay). Ses premières recherches se concentraient sur les fondements de la mécanique quantique ainsi que sur les mécanismes de l’intrication quantique et de la décohérence. Aujourd'hui, il combine la physique atomique et la physique médicale pour développer de nouveaux outils d'exploration du corps humain. Il coordonne le projet d'innovation européen V|LF-Spiro3D portant sur la spirométrie par résonance magnétique 3D.
Ikse Maître a initié le groupe science-art-société Le sas , au sein duquel il mène des recherches en art-science basées sur une interaction homme-machine sans contraintes. Il développe des expériences art-science et s'appuie sur des décalages de réalité pour tester nos relations avec le monde et engager le public. Il coordonne également le lot de travaux sur les technologies immersives pour le projet européen sur le patrimoine culturel Artcast4D et étudie les clés de l'immersion dans l'espace public au Forum des Images, à travers l'installation Ariadne’s Fibres.

Fanny Rybak
Fanny Rybak est enseignante-chercheuse dans l'équipe Communications acoustiques (Institut des neurosciences Paris-Saclay, université Paris-Saclay). Elle enseigne la biologie et la diversité animale, la biologie sur le terrain et l'éthologie. Elle est très attachée à une approche in situ du vivant, sur le terrain, dans ses enseignements et ses recherches. Elle est responsable de la préparation à l’agrégation SVSTU de l'Université Paris-Saclay et croit en l’importance fondamentale pour une société de la formation des enseignants en sciences de la vie et de la Terre et, plus généralement, de la transmission des savoirs. Dans ses travaux, et les projets de recherche auxquels elle participe elle s’intéresse aux signaux acoustiques échangés dans un contexte reproducteur, territorial et social (vie en groupe), chez différentes espèces d’oiseaux et d’insectes.

Christian Bolzmacher
Christian Bolzmacher a obtenu ses diplômes de master de l'Université des Sciences Appliquées de Munich et de l'EPF-École d'Ingénieurs en micromécatronique et robotique en 2005, ainsi que son doctorat en 2010 de l'Université de la Sarre et de l'École Polytechnique à Palaiseau, en travaillant sur des actionneurs piézoélectriques miniaturisés pour des applications de contrôle d’écoulement à haute vitesse. Depuis 2010, il est ingénieur chercheur au Laboratoire des Interfaces Sensorielles et Ambiantes du CEA LIST. Il est responsable technique d'un groupe thématique travaillant sur les surfaces et structures intelligentes pour les interfaces sensorielles et ambiantes. Au cours des 16 dernières années, il a agi en tant que contributeur technique et chef de projet pour des projets de R&D innovants menés avec des groupes académiques internationaux et des partenaires industriels. Ses centres d'intérêt en recherche couvrent les actionneurs, les capteurs à base de matériaux actifs, ainsi que leur intégration dans des systèmes intelligents basés sur l’acoustique et l'IA pour les interfaces sensorielles et ambiantes.

Studio Paul & Léa
Fruit de la collaboration entre Léa Dedola, artiste-chercheure à l'Université Lyon 2, et le compositeur Paul Rêve, le studio art-sciences Paul et Léa explore le carrefour fertile entre intimité, émotions, société et technologies à travers des œuvres d'art numérique réflexives.
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Léa Dedola
Artiste et docteure en études audiovisuelles, Léa Dedola est spécialiste des intimités et émotions numériques. Ses travaux sondent la subjectivité humaine grâce à l’usage d’interfaces émotionnelles. Elle est l’autrice de Les émotions dans les créations artistiques (Presses des Mines, 2024), un ouvrage consacré aux processus de création liés aux émotions numériques. Elle a co-fondé à Lyon, en 2024, le studio d'art et science (numériques) Paul et Léa.

Paul Rêve
Paul Rêve (Paul Fresnel) est un artiste sonore et numérique lyonnais. Il compose une musique électronique entre ambient et dance, sortie sur des labels comme Virtual Forest Records, Blue Night Jungle et Melifera, et cofonde le label Polën Records. Avec Léa Dedola, il codirige le studio Paul & Léa, qui crée des installations immersives et interactives, dont Sento, autour du désir et du lien humain.

Philippe Boula de Mareüil
Venant du traitement automatique et en particulier de la synthèse de la parole, Philippe Boula de Mareüil est directeur de recherche au CNRS, en linguistique. Après une thèse en informatique et trois ans passés dans le privé où il atravaillé sur la prosodie de différentes langues, il a intégré le LIMSI (à présent LISN, Université Paris-Saclay) pour développer une thématique de linguistique de corpus oraux, autour de la variation dans le langage parlé. Il a surtout travaillé sur les langues romanes : français, italien, portugais, espagnol. Il étudie depuis quelques années les indices (tant prosodiques que segmentaux) les plus discriminants dans le traitement perceptif et automatique d’accents étrangers, régionaux et sociaux, ainsi que de différents styles de parole, en diachronie. Plus récemment, le lien entre accents et langues régionales l’a incité à s’intéresser aux dialectes et langues minoritaires de France puis d’autres pays du monde. Sa recherche a abouti au développement d’un atlas sonore en ligne, dont l’objectif est la valorisation de la diversité linguistique.