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Être au corps| Résonances art-science

Le quatrième axe de résonance

Tout au long de 2025 le projet Résonances art-science se développe autour de quatre axes de résonance thématiques: Être au cosmos, Être au virtuel, Être à la nature, Être au corps.

Ces axes seront déployés sur le campus de l'Université Paris-Saclay et chez les partenaires impliqués : Le Cube Garges, le Forum des images, le musée des Arts et Métiers et la Société Française de Radiologie.

Sur chaque axe, nous imaginons :

 

Affiche Être au corps

 

Être au corps

L’axe de résonance Être au corps se déploie d’octobre 2025 à avril 2026 et implique le Centre de recherche pour l'innovation en imagerie cérébrale (NeuroSpin, CEA Université Paris-Saclay), le Laboratoire d’Imagerie biomédicale multimodale Paris-Saclay (BioMaps, CEA, Orsay), le Laboratoire de Physique des 2 Infinis Irène Joliot-Curie (IJCLab), EnsadLab, le premier laboratoire des écoles d’art et de design en France, et la Société Française de Radiologie et d'imagerie médicale (SFR).

À partir de l’automne 2025, les laboratoires accueillent en leur sein, sur plusieurs mois et en accès libre, des œuvres et des travaux art-science afin de susciter la curiosité, de favoriser les échanges, de stimuler les interactions et d'encourager tout le monde à participer aux événements associés. En effet, plusieurs journées de couplage art-science ouvertes à la communauté de l'Université Paris-Saclay, au personnel des laboratoires impliqués et au grand public sont organisées autour de ces expositions.

- 6 octobre 2025 : atelier art-science au Palais des Congrès de Paris - Journées Francophones de Radiologie (JFR)

- 6 novembre 2025 : café art-science avec les artistes, les scientifiques et le personnel de NeuroSpin

- 22 janvier 2026 : café art-science avec les artistes, les scientifiques et le personnel de BioMaps

- 12 février 2026 : journée de couplage art-science ouvert à tout public à NeuroSpin

Être au corps | Journée Franchophones de radiologie - Palais dès Congrès, Paris

Du 3 au 6 octobre, à l’occasion des Journées Francophones de Radiologie (JFR), congrès organisé par la Société Française de Radiologie (SFR), le hall d’accueil du Palais des Congrès sera marqué par la présence d’une Première Intimité de l’être, un double miroir augmenté par deux techniques d’imagerie médicale corps-entier – l’imagerie par résonance magnétique et la tomodensitométrie par rayons X. Cette installation est une invitation à l’exploration de son propre reflet, entre intériorité et intimité. 

Le 3 octobre après-midi, un atelier mené par Xavier Maître viendra prolonger cette expérience. Cette rencontre explorera la manière dont la recherche et la création se nourrissent mutuellement. En suivant le projet de recherche art-science autour de Première intimité de l'être, les surprises sous-jacentes qu'un tel projet apporte à ses acteurs et au public seront explorées. Sur la base d'une sérendipité partagée, ces surprises peuvent jeter les bases d'une culture scientifique et artistique permanente riche et vivante.

Ces moments de sérendipité partagée ouvrent la voie à une culture scientifique et artistique vivante, durable et en constante réinvention. L’installation et l’atelier offrent ainsi une invitation à penser et ressentir autrement le lien profond entre les recherches en art et en science.

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Être au corps| NeuroSpin

Dans le cadre de l'axe de résonance Être au corps, NeuroSpin participe avec l'exposition de :

Deux d'en d'eux

[Conception] Ikse Maître

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Nudité du corps sous les vêtements ; Intimité de l'être sous la peau ; Deux d'en d'eux expose l'intérieur de deux personnes pour mettre à l'extérieur leur intérieur ; pour démêler leur intrication mutuelle ; pour attraper leur dynamique commune et laisser battre ces cœurs fragiles.

Deux d'en d'eux est le portrait éclaté d'une étreinte rendant à l'espace ce qu'elle a volé au temps pendant l'infime durée de la mesure du signal de précession libre émis par les spins nucléaires des atomes d'hydrogène des molécules d'eau composant les organismes vivants. Deux d'en d'eux est un corps à corps vivant en suspension. Les cœurs battent encore et le monde respire encore.

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Première Intimité de l'être

[Conception] Ikse Maître

[Graphique et rendu 3D temps-réel] Matthieu Courgeon

[Avatars 3D] Marion Tardieu, Bruno Freyssinet, Serge Desarnaud

[Capture du mouvement et du genre] Tom Giraud, Michèle Gouiffès, Alexandra Roatis

[Électroacoustique] Michel Bertier

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Ce miroir reflète un être humain, une femme, un homme, tel que peuvent le sonder l’imagerie nucléaire. C’est l’image en profondeur, un premier avatar singulier du regardeur, de vous qui vous tenez devant ce miroir. C’est une image augmentée par imagerie médicale. Si vous vous en rapprochez ou si vous vous en écartez, vous rentrez ou sortez du corps nucléaire qui vous réfléchit. Vous découvrez une intimité du corps qui était jusque-là cachée, celle de l’énergie qui l’anime au fond de lui.

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Être au corps| BioMaps

Dans le cadre de l'axe d e résonance Être au corps, BioMaps participe avec l'exposition de :

Tout passe

[Conception] Ikse Maître

[Rendu graphique temps-réel] Matthieu Courgeon

[Dessins et graphisme 3D] Sophie Larger, Gaële Misiak [Composition musicale] Vincent Hulot

[Signaux physiologiques] Adrien Duwat, Tim Schneider

[Données IRM] Adrien Duwat

Tout passe

Votre cœur, cet organe, ce muscle si particulier qui s’emballe souvent et dont on ressent les effets instantanément mais que nous ne voyons jamais. Si, cette fois, c’était différent ? Si, cette fois, c'était lui que nous voyions battre ? Lui qui déterminait de battre plus vite ? Ou à l'inverse de tempérer le flux de notre circulation sanguine ? Tout passe est une œuvre comportementale où le reflet tridimensionnel tout en traits des visiteurs donne à voir non seulement les cœurs battre et le sang circuler mais les poumons respirer et l’air passer  à travers les corps. Tout passe est un miroir augmenté par les rythmes physiologiques des visiteurs, se les approprie et pourrait s'en jouer. Tout passe est un terrain d’expérimentation de l'influence de ce moi virtuel sur notre propre comportement en s'attachant directement à notre physiologie, là où tout passe.

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Les Fibres d'Ariane 

[Conception] Ikse Maître

[Composition musicale] Vincent Hulot

[Informatique graphique et rendu GPU 4D] Matthieu Courgeon

Fibres

Comme un lieu d’échanges des images qui nous traversent, Les Fibres d’Ariane est un miroir vivant qui donne à voir, à travers le corps de chacun, les fibres nerveuses qui s’y étendent. Comme en tout un chacun, elles transportent l’influx nerveux et propagent nos potentiels d’action. 

Les Fibres d’Ariane transmettent l’information, véhiculent des images, de grosses gouttes d’images : celles que nous tenons, celles qui nous tiennent, qui nous constituent, que nous partageons.

Les Fibres d’Ariane sont un terrain d’expérimentation des déclencheurs de l’immersion dans l’espace public. 

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Être au corps| IJCLab

Dans le cadre de l'axe d e résonance Être au corps, IJCLab participe avec l'exposition de :

Première Intimité de l'être

[Conception] Ikse Maître  

[Graphique et rendu 3D temps-réel] Matthieu Courgeon

[Avatars 3D] Marion Tardieu, Bruno Freyssinet, Serge Desarnaud

[Capture du mouvement et du genre] Tom Giraud, Michèle Gouiffès, Alexandra Roatis

[Électroacoustique] Michel Bertier

[Composition musicale] Vincent Hulot

[Informatique graphique et rendu GPU 4D] Matthieu Courgeon

 

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Ce miroir reflète un être humain, une femme, un homme, tel que peuvent le sonder l’imagerie nucléaire. C’est l’image en profondeur, un premier avatar singulier du regardeur, de vous qui vous tenez devant ce miroir. C’est une image augmentée par imagerie médicale. Si vous vous en rapprochez ou si vous vous en écartez, vous rentrez ou sortez du corps nucléaire qui vous réfléchit. Vous découvrez une intimité du corps qui était jusque-là cachée, celle de l’énergie qui l’anime au fond de lui.

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Être au corps| Une résidence art-science au sas |Sophie Larger et Xavier Maître

Du 14 au 18 juillet, Le sas, groupe science-art-société, a accueilli au sein de l’Université Paris-Saclay Sophie Larger, artiste-chercheuse et designer à l’EnsadLab et Xavier Maître, physicien-chercheur CNRS au laboratoire BioMaps et artiste, pour une résidence croisée entre art et science.

Dans son travail, Sophie s’inspire des hétérotopies de Michel Foucault qui interrogent nos modes de vie, nos usages et nos perceptions. De son côté, Xavier travaille au glissement de réalité et aux déclencheurs de l'immersion dans l'espace public. 

Dans cette première résidence, Sophie transforme le geste du dessin couché en 2D sur papier en celui sculpté en 3D dans un casque de réalité virtuelle. Sophie et Xavier explorent ensemble les voies d’apaisement dans l’espace public, en imaginant à travers le dessin 3D de nouvelles formes d’interaction sensibles virtuelles et réelles. 

Ce travail est mené en collaboration avec Matthieu Courgeon et Gaële Misiak (Cervval). Il s'inscrit dans un travail plus large visant à repenser le parcours art-science au sas, à travers la création de nouvelles installations et ateliers participatifs à venir.

Résidence

 

ournée de couplage art-science

Juedi 12 février 2026 de 9h30 à 19h- Gratuit

NeuroSpin - Centre d'études de Saclay, Bâtiment 145, 91191 Gif-sur-Yvette

La journée de couplage art-science d’Être au corps est conçue pour favoriser des résonances entre scientifiques, artistes et institutions à la fois culturelles et scientifiques. Le programme de cette événement est particulièrement riche. Cliquez sur le bouton ci-dessous pour découvrir le programme et vous inscrire.

L'objectif de la journée est de :

Ces rencontres sont l’occasion de croiser les regards, d’expérimenter et de créer ensemble de nouveaux ponts entre l’art et la science, en mettant en lumière la diversité des approches et des contributions.

Je m'inscris à la journée !

Programme de la journée

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Les intervenants de la journée du couplage du 12 février  

Ikse Maître

Ikse|Xavier Maître est physicien et chercheur au CNRS au Laboratoire d'Imagerie Biomédicale Multimodale de Paris-Saclay (BioMaps, CEA, CNRS, Inserm, Université Paris-Saclay). Ses premières recherches se concentraient sur les fondements de la mécanique quantique ainsi que sur les mécanismes de l’intrication quantique et de la décohérence. Aujourd'hui, il combine la physique atomique et la physique médicale pour développer de nouveaux outils d'exploration du corps humain. Il coordonne le projet d'innovation européen V|LF-Spiro3D portant sur la spirométrie par résonance magnétique 3D.

Ikse Maître a initié le groupe science-art-société Le sas , au sein duquel il mène des recherches en art-science basées sur une interaction homme-machine sans contraintes. Il développe des expériences art-science et s'appuie sur des décalages de réalité pour tester nos relations avec le monde et engager le public. Il coordonne également le lot de travaux sur les technologies immersives pour le projet européen sur le patrimoine culturel Artcast4D et étudie les clés de l'immersion dans l'espace public au Forum des Images, à travers l'installation Ariadne’s Fibres.

 

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Philippe Monerris

Philippe Monerris est auteur, réalisateur et producteur.
Il a conçu et réalisé pour France 5 Slash.tv – magazine des nouvelles images. Pour Canal+ Courts et Créations, il signe plusieurs émissions, et pour Arte, les deux saisons de la revue documentaire CutUp.
Pour France Télévisions, il développe la direction artistique de nombreux magazines, parmi lesquels : Pour vos Yeux, Place au Cinéma, La Maison France 5, La Grande Librairie, Les Grandes Questions, Des trains pas comme les autres, Silence, ça pousse, ainsi que plusieurs formats de collections documentaires.
Il réalise et produit aujourd’hui des expériences immersives pour l’Opéra Comique, Porte 8, le Cabaret Horrifique de Valérie Lesort, et, avec la cheffe d’orchestre Laurence Equilbey, ArchiBeethoven – Sonata Form pour la Seine Musicale.
Plus d’informations : https://studio-popincourt.fr

thumbnail_Portrait Maflohé Passedouet

Maflohé Passedouet

Artiste auteure, fondatrice et directrice artstique de la Compagnie pluridisciplinaire Mobilis-Immobilis, répertoriée pionnière dans les Arts numériques, associée à la Ville de Versailles depuis 2016.
Maflohé explore depuis plus de vingt ans un champ pluridisciplinaire aux croisements des arts numériques, du spectacle vivant, des arts plastiques et de l’audiovisuel. Sa démarche artistique lie Art et Science en interrogeant le corps et ses rapports à nos environnements intérieurs et extérieurs. L’utilisation des technologies au sein de ses créations - installations, scénographies, spectacles vivants - permet de créer des espaces interactifs de relations, de connections et d’inclusion. Elle fédère une équipe constituée de professionnels du mouvement (danse, cirque, neuro-mouvement), de la composition sonore se constituant selon les intentions des projets.
Depuis 2016, les sciences associées à l’art deviennent un terrain d’exploration privilégié pour innover, créer des espaces inclusifs, développer des outils d’augmentation des potentiels du corps.
Treize spectacles vivants ont à ce jour été créés ainsi qu’une dizaine d’installations interactives. De nombreuses créations d’évènements, avec et pour des lieux, des participants, des publics toujours uniques ont vu le jour grâce à des partenariats Culture & Santé, Art Sociétal et Monde Universitaire, Education artistique et culturelle. Ses créations encouragent toujours une réflexion originale et innovante en proposant des espaces d’exploration poétiques, immersifs, pour favoriser une expérience somatique et réflexive.

Eric Monacelli

Eric Monacelli

Eric Monacelli est enseignant-chercheur en robotique interactive (PR, laboratoire LISV, UVSQ). Il est spécialisé dans la conception d’assistances robotisées pour l’aide à la mobilité et l’analyse des interactions humain-machine, avec une démarche visant à articuler recherche académique, besoins des usagers et actions innovantes. Ses travaux, à forte dimension sociétale, s’inscrivent dans des démarches de recherche-action associant chercheurs, usagers et artistes. Le projet Volting illustre cette approche en croisant enjeux scientifiques et artistiques autour de la mobilité des personnes en situation de handicap, à travers la création de dispositifs technologiques, de spectacles et de médiations culturelles. Il est le chorégraphe du spectacle collaboratif Yes We Dance ! et collabore avec la compagnie Mobilis Immobilis dans le cadre du spectacle A la verticale de soi (<http://www.volting.org/> - labels Ministère de la culture - diagonale Paris Saclay - Choose France). Il vient de réaliser un spectacle Volting - mobilité émotionnelle, performance dialoguée avec témoignages, magie, danse, musique et films (Scène Recherche ENS Paris Saclay). Il est également impliqué dans le PEPR ICCARE pour le secteur des arts vivants, en tant que facilitateur pour la danse.
Il développe par ailleurs plusieurs projets singuliers d’aide à la mobilité et d’accessibilité universelle, tels que Gyrolift, Virtual Fauteuil ou BECAPE. Président du CEREMH, centre d’expertise national reconnu d’intérêt général, depuis sa création en 2007, il œuvre à l’information des publics, à la formation des professionnels et au soutien à l’innovation, notamment à travers un living lab, une auto-école adaptée et un plateau clinique (<http://www.ceremh.org/>).

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Matthieu Courgeon

Matthieu détient un doctorat en informatique de l'Université Paris-Sud, spécialisé dans le calcul 3D interactif en temps réel. Après avoir soutenu sa thèse de doctorat en 2011 sur les agents conversationnels animés, il a rejoint le Centre Européen de Réalité Virtuelle en 2013, se spécialisant dans l'interaction collaborative immersive.

Matthieu a également contribué à divers projets d'installations numériques destinés à la vulgarisation scientifique et à la diffusion, notamment exposés à la Cité des Sciences et de l'Industrie et au Musée des Arts et Métiers à Paris.

En 2018, il a rejoint Cervval en tant qu'ingénieur de recherche spécialisé dans la réalité virtuelle collaborative. Il est le concepteur du moteur XR 3D pour la plateforme technologique DigiTwin. Aujourd'hui, il est chef de projet dans ce domaine et dirige les efforts de R&D sur les technologies XR et d'apprentissage.

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Adrien Duwat

Adrien a rejoint le laboratoire BioMaps en février 2022, où il a travaillé sur la trajectoire AZTEK et son homogénéité dans le cadre de l’imagerie par résonance magnétique.

Entre octobre 2022 et octobre 2023, il a occupé un poste d’ingénieur de recherche au sein de BioMaps, se consacrant à l’étude des contraintes mécaniques pulmonaires lors de la respiration, ainsi qu’au développement et à l’utilisation d’un spiromètre compatible IRM dans le cadre du projet V|LF-Spiro3D.

Depuis novembre 2023, il est doctorant, menant une thèse sur la spirométrie 3D par IRM. Ses travaux portent sur l’analyse des contraintes pulmonaires associées à différents types de respiration, ainsi que sur une mission doctorale au sein du projet Tout passe, axée sur la captation et l’analyse des signaux physiologiques.

foto Slatman 2017 door Erik van der Burgt

Jenny Slatman

Jenny Slatman est professeure en philosophie de médicine à l'université de Tilburg, Pays-Bas. Elle a publié de nombreux articles sur le rôle du corps et de la corporalité dans l'art, l'expression et les pratiques médicales contemporaines. Parmi ses publications figurent une monographie française sur la signification de l'expression : L'expression au-delà de la représentation. Sur l'aisthêsis et l'esthétique chez Merleau-Ponty (Paris, 2003) ; une monographie en anglais Our Strange Body: Philosophical Reflections on Identity and Medical Interventions (Chicago, 2014) ; et une monographie néerlandaise sur Nouvelle corporalité – Nieuwe Lichamelijkheid (2023) pour laquelle elle a reçu le prix Hypatia. Elle a reçu plusieurs bourses de recherche de l'Organisation néerlandaise pour la recherche scientifique (NWO) : Bodily integrity in blemished bodies ; Mind the Body: Rethinking embodiment in healthcare. Depuis 2023, elle participe au consortium de recherche V|LF Spiro3D, dirigé par l'Université Paris-Saclay.

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Morgan Chabanon

Morgan Chabanon est maître de conférences à CentraleSupélec, Université Paris-Saclay. Ses thématiques de recherche concernent la physique des transferts en milieux poreux et biologiques. Il crée et porte depuis 2022 le projet Thermodanse, projet d’innovation pédagogique et médiation visant à développer des chorégraphies qui engagent les participant·es au coeur de modélisations vivantes de concepts scientifiques avancés. 

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Thomas Similowski

Thomas Similowski, 64 ans, est professeur de pneumologie à la faculté de santé de Sorbonne Université et praticien hospitalier à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris. Il dirige l’UMRS 1158 Inserm–Sorbonne Université, intitulée « Neurophysiologie respiratoire expérimentale et clinique », exclusivement consacrée à l’étude des interactions entre la respiration et le système nerveux, entendu dans la plus large acception du terme. Dans ce contexte, il a mis en place une dynamique de recherche sociétale, au sein de laquelle se développe activement une interface art–science–médecine. L’œuvre Réespiration de Samuel Bianchini en est une illustration.

Elise Morin

Elise Morin

Élise Morin développe une pratique de recherche-création interdisciplinaire, à l’interface de l’art, des sciences et des territoires. Ses projets s’appuient sur des dispositifs expérimentaux et des collaborations transdisciplinaires pour interroger les régimes de visibilité, les modes de coexistence et la place de l’esthétique dans la production de savoirs situés. Formée à Paris, Londres et Tokyo, elle vit et travaille à Paris.

Samuel Bianchini

Samuel Bianchini

Samuel Bianchini est artiste et enseignant-chercheur (habilité à diriger des recherches) à l'École nationale supérieure des Arts Décoratifs (EnsAD) - Université Paris Sciences et Lettres (PSL), où il dirige le groupe de recherche Reflective Interaction d'EnsadLab (laboratoire de l'EnsAD) sur les dispositifs interactifs et où il a été également co-responsable, de 2017 à 2023, de la Chaire arts et sciences mise en place avec l'École polytechnique et la Fondation Daniel et Nina Carasso. Il est membre de l'Équipe d'accueil SACRe (Sciences Arts Création Recherche - EA 7410) de PSL et engagé sur le programme doctoral qui y est associé et pour lequel il dirige des doctorants en art et en design.. Il vit et travaille à Paris. Avec plus de 100 expositions collectives et 20 expositions personnelles, ses œuvres sont régulièrement exposées en Europe et à travers le monde.
En relation étroite avec sa pratique artistique, Samuel Bianchini a entrepris un travail théorique qui donne lieu à de fréquentes publications. Il a publié plus de 70 textes chez des éditeurs comme les Éditions du Centre Pompidou, les Éditions Jean-Michel Place, MIT Press, Analogues, Burozoïque, Hermes, Les presses du réel, Springer, Birkhäuser, etc. En tant qu'auteur, directeur ou co-directeur d'ouvrages, il a publié 7 livres dont, en co-direction avec Erik Verhagen, l'ouvrage collectif de référence Practicable. From Participation to Interaction in Contemporary Art, Éd. MIT Press, 2016. Il a également fondé la revue internationale visuelle multi-supports .able éditée par Actar (Barcelone, New York) et lancée en mars 2023, dont il est actuellement le rédacteur en chef.

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Nicolas Garcelon

Nicolas Garcelon, ingénieur agronome et docteur en santé publique-informatique biomédical, travaille depuis 25 ans dans le domaine médical. Depuis 2012, il dirige la plateforme data science de l’institut Imagine. Il conçoit et développe des logiciels hospitaliers pour accélérer la réutilisation des données de vie réelle. Il a créé le logiciel Dr Warehouse® et cofondé la startup codoc en 2017.

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François Garnier

François est enseignant et chercheur à l'École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris, PSL University, et responsable du groupe de recherche « Spatial Media » qui érudit les nouvelles formes de médiations artistiques liées à l’usage d’espaces numériques : Mondes Virtuels, Réalité Virtuelle, Réalité Augmentée, Réalité mixte.
Spécialiste en design d’expérience immersive, il développe une recherche théorique autour du concept de Media Spatial dans une démanche de recherche par la pratique en art et design et dans un dialogue étroit avec les domaines des sciences cognitives, de l’esthétique et des science et technologies de la communication.
Réalisateur, il explore les nouvelles formes de médiations spatiales depuis le milieu des années 1980. Il conçoit et réalise des films, des événementiels ou des installations multimédias dans le domaine de l’art, de la culture ou de la communication et intervient en tant que conseillé sur des projets expérimentaux. En 2010, il a partagé cette expérience avec Wim Wenders en tant que superviseur 3D sur le long-métrage 3D PINA.

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Maria-Belen Lovino

Chargée de médiation, IN2P3 et IJCLab

Formée en communication scientifique et en éducation, avec une expérience d’enseignement universitaire en Argentine, je m’intéresse particulièrement aux publics dits « éloignés » de la science : celles et ceux qu’on ne touche pas par les canaux classiques, et qu’on considère trop souvent comme indifférents ou peu légitimes. Je travaille à développer des formes de médiation plus inclusives, sensibles, parfois décalées, pour ouvrir la recherche à d’autres imaginaires et d’autres récits. Pour moi, parler de science, c’est aussi parler de justice, de regard, et de pouvoir d’agir.

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Panni Margot

Designer et créateur de mode argentin

Panni?Margot est un créateur de mode argentin dont la signature allie un fort sens visuel futuriste, des influences japonaises (kimono, minimalisme, symboles de la nature) et une approche sans genre («?genderless?») des vêtements.


Panni Margot se distingue entre autre par son usage précoce de l’intelligence artificielle (IA) dans la mode?: il fut le premier designer au monde à avoir créé une collection à partir de designs générés par IA (via un système comme DALL·E) — images conçues par IA, puis transformées en vêtements. Cette collection a été présentée aux États?Unis lors du Runway Latinx à Chicago en 2022.


Il a par la suite été invité à présenter une collection lors de la New York Fashion Week (NYFW), dans le cadre du salon Runway?7 au Sony?Hall en septembre?2024. Cet événement marque une étape importante de sa visibilité internationale.

Silvia Circu

Sorina-Silvia Cîrcu

Sorina-Silvia Cîrcu est artiste et chercheuse transdisciplinaire, dont le travail se situe à l’intersection de l’art, des sciences et de l’écologie. Sa recherche explore les dramaturgies du corps à l’ère des technologies émergentes, en particulier dans leurs dimensions perceptives, relationnelles et éthiques. Elle est directrice artistique de Desiderate et docteure en informatique. Sa thèse, consacrée aux processus créatifs dans l’interaction homme-robot, a été menée au LIRMM (Laboratoire d’Informatique, de Robotique et de Microélectronique de Montpellier) et au Laboratoire d’Intelligence Artificielle et Données Sémantiques (LIASD) de l’Université Paris 8. À travers performances, dispositifs interactifs et recherches -créations, elle interroge les technologies numériques comme des catalyseurs de reconfiguration de l’expérience corporelle et sensorielle. Son travail explore les conditions d’émergence de formes de conscience écologique situées. Elle est l’autrice de Ecologies of Motions: Bodies, Machines and Other Lives (ouvrage à paraître), consacré aux relations entre corps, machines et environnements vivants.

portrait LAC Project ludi mat_credits LAC Project

Collectif LAC Project

LAC Project est un collectif créé et basé dans les Hauts-de-France créé par Mathieu Calmelet, danseur et musicien et Ludivine Large-Bessette, chorégraphe et plasticienne, qui mêle danse contemporaine, performance, art numérique, musique électronique et vidéo.
Leur travail, volontairement hybride, leur permet de mieux laisser transparaître leurs questionnements en utilisant la forme la plus judicieuse pour traiter chaque projet : danse et réalité augmentée pour interroger le fantasme sociétal d’un corps tout puissant, danse et vidéo pour cerner l’importance du cadre et du regard dans les traditions classiques de représentation du corps féminin, danse, musique et art numérique pour mettre en exergue les liens entre l’homme et la machine,etc.
Le collectif aime utiliser, détourner, réinterpréter des codes de représentation (le mélodrame, la culture populaire, l’absurde ou encore des thématiques d’inspiration mythologique ou religieuse) afin d’affirmer l’importance du corps et sa place clivante dans notre environnement et nos interactions sociales. Le corps en mouvement devient véhicule de sensations, récipient d’histoires dans lequel le public peut se projeter.
Les créations de LAC Project ont été notamment diffusées à la Nuit Blanche à Paris, au Carreau du Temple à Paris, au Manège Scène Nationale de Maubeuge, au Gymnase CDCN de Roubaix, aux Les Subs Lyon, au Festival Waterproof de Rennes, au Festival Artonov de Bruxelles, au Grand Sud à Lille, au Musée d’Art de Rouyn-Noranda au Canada, au National Dance Theater of Budapest, au Théâtre de l’Oiseau Mouche à Roubaix, au Festival Baléapop de Saint-Jean de Luz, au Fresnoy à Tourcoing ou au Festival Et 20 l’Été à Paris.